Dans un élevage respectant des objectifs de qualité tels que ceux de l’association américaine NMDA; notament « Breed jennets only when they are physically and mentally mature-three years and older » c’est-à-dire ne pas faire saillir les ânesses avant 3 ans quand elles sont physiquement et mentalement matures. Il est possible de se procurer la fiche de production d’une ânesse auprès de l’ADMS.
Pour les ultra-miniatures qui dérogent à la règle de non-reproduction en dessous de 76cm pour les femelles, il faut au moins veiller à l’absence de consanguinité et de reproduction à 1 an dans le pedigree. Ces caractéristiques s’y trouvent presque systématiquement.
En France ou à L’Etranger ?
Faute de trouver son bonheur près de chez soi, le cercle de la recherche peut s’élargir jusqu’aux Etats-Unis où les miniatures sont les plus nombreux : L’association américaine a enregistré le numéro 50.000 en 2007.
Même en France, une visite avant tout achat est conseillée, soit par vous même ou une personne de confiance. Les photos ne sont qu’une image et un professionnel ne sera pas de trop pour examiner l’animal. Le mois de naissance d’un jeune est important pour un sevrage pas trop précoce, ce qui donnerait l’illusion d’un sujet très petit, au détriment de sa santé. Il n’est pas rare de voir des bébés sevrés avant 5 mois, et ils ne sont pas prêts physiquement et mentalement à quitter leur mère. Leur système immunitaire est encore en développement. Il faut exiger que le petit reste avec sa mère au moins jusqu’à 5 mois, ce que tout éleveur sérieux fait de toute façon, il m’est même arrivé de refuser le départ d’un jeune chez ses nouveaux propriétaires qui voulaient absolument l’avoir avant. L’âge de sevrage idéal est entre 6 et 9 mois.
Chaque âne a son caractère. Les ânons doivent venir spontanément vers l’homme et accepter comme tous les adultes le licol sans détour. Une anesse « sauvage » sera toujours un problème pour la compagnie ou la reproduction. Beaucoup de paramètres difficile à évaluer à distance.
Il y aura de plus en plus de choix en Europe et l’acclimatation se fera d’autant plus facilement. Venant de l’étranger, selon la région d’origine, un changement de climat et de nourriture radical sera une rude épreuve.
Venant des Etats-Unis, il faut savoir qu’il n’y aura aucun recours car même si l’éleveur reprend ou échange l’animal, tous les frais de transports et d’importation seront dissuasifs puisque plus élevés que le prix de l’âne. Il faut compter (à multiplier par trois dans le cas d’un échange!) un minimum de 3000$ par âne pour la quarantaine (isolation et suivi vétérinaire pendant 30 jours) et le voyage aérien. Sans compter les frais de transport entre l’élevage et le centre de quarantaine. A l’arrivée en France, ne pas oublier les frais de transitaire et les taxes de douane (pourcentages calculé sur le prix de l’âne + le prix de son billet d’avion!)
Le prix d’achat est en principe fonction de la qualité du sujet, de l’âge et des garanties données pour une anesse pleine ou la fertilité d’un mâle par exemple, de 1000$ à 10.000$. Les petites tailles jusqu’à 82cm sont plus côtées à condition que le modèle soit beau, comme les couleurs à la mode. Pas facile non plus à vérifier à distance. Il vaut mieux prévoir une marge de 2cm chez l’adulte pour ne pas être déçu, car la taille définitive est enregistrée sur les papiers à 3 ans, et selon les sujets et les conditions d’élevage, il peut très bien prendre encore un ou deux centimètres, voire plus. Pour un jeune, c’est encore plus difficile à évaluer à distance et sa croissance est très rapide dans les premiers mois. Voir les parents et les juger est indispensable si l’on veut de futurs reproducteurs.
Le trouver en France facilitera la tâche, à moindre frais. Un contrat définira le prix et les modalités de réservation et livraison éventuelle, apportant toutes les garanties au futur acheteur.
Si vous avez lu avec attention toutes ces pages, c’est que votre âne miniature n’est pas loin !
Pour des questions plus précises, n’hésitez pas à me contacter et je me ferai un plaisir de vous renseigner au maximum et de vous aider dans votre achat. Votre expérience personnelle et toute réflexion ou information seront aussi bienvenues. Parler âne -to speak donkey- est un plaisir et un enrichissement inépuisable
Elisabeth Sauget

Major de Promotion 1976 -Option Hippique-

CentreEnseignementZootechnique Rambouillet Membre et JUGE de l’ADMS USA
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